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What The Fuck blog (Référence inside)

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25 juillet 2016

Je suis heureuse (et je culpabilise un peu)

 Je suis heureuse. Voilà, c’est dit et en ce moment, je culpabilise un peu par rapport à ça.

Je sais que ce n’est pas une tare d’être heureux, loin de là mais avec tout ce qu’il se passe en ce moment, j’ai l’impression que d’avouer "je suis heureux(se)" est une chose complétement inconcevable avec le monde dans lequel on vit.

Alors oui, tous les attentats, les fusillades, les bombes qui explosent partout dans le monde, c’est horrible mais plus il y en a, plus j’ai envie de vivre dans ma petite bulle en m’occupant de ma propre vie. En étant heureuse avec mon copain, ma famille et mes amis.

Attention, cela ne veut pas dire que je suis dupe ou naïve. Je sais qu’il se passe des choses horribles dans le monde qui nous entoure et je sais qu’il faut vivre avec cette menace permanente au-dessus de nos têtes.

Mais justement, c’est l’occasion de plus vivre, de profiter de chaque moment de bonheur qu’on peut avoir dans notre vie. Je sais que c’est facile à dire et je sais que c’est très paradoxal de dire ça alors qu’au fond de moi, j’ai peur. J’ai peur qu’il arrive quelque chose aux personnes que j’aime et c’est normal d’avoir peur. Mais cela ne doit pas nous dicter nos vies et nous éloigner de toutes les petites choses qui font que la vie est quand même belle (difficile à croire je sais mais c’est vrai).

Au lendemain du 13 novembre, j’ai assisté à deux petites choses qui m’ont apaisé un peu en cette journée très compliquée : j’ai vu deux personnes dans le métro qui ne se connaissaient pas se parler et j’ai vu un couple sortir d’une mairie mariés.

Avec tout ce qu’il se passe en ce moment, je repense à ces deux petits moments souvent et je me dis que c’est ça la vie.

Alors non, ce n’est pas la fin du monde (comme je lis souvent sur twitter dès qu’il se passe quelque chose de tragique - drama queen ces twittos), c’est peut-être la fin du monde qui nous entoure tel qu’on le connaissait avant. Effectivement, ces évènements à répétition nous fait prendre conscience qu’on rentre peut-être dans une ère qu’on ne connaissait pas avant mais ce n’est pas la fin de VOTRE monde. Vous en faites ce que vous voulez. Faut juste apprendre à vivre avec une nouvelle donnée.

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31 août 2014

Tout va bien. En fait, non !

Petite note pour ceux qui vont lire ce que j’ai écrit : il va falloir faire un p'tit effort d’imagination. Aussi, n'oubliez pas de me dire ce que vous en avez pensé! Bonne lecture.

La scène se passe dans un bar.

Un couple doit s’y retrouver.

Le mec, Ben, est déjà arrivé. La fille, Léa, est en retard.

 

Léa (arrive à la table de Ben, essoufflée) : « Désolée, j’étais bloquée dans le métro et en plus, y’avait un bébé qui pleurait, un roumain et son accordéon. Le package complet quoi »

Elle essaye de l’embrasser et lui détourne la tête.

Léa : « Ça va pas ? »

Ben : « Assis-toi, il faut que je te parle »

Léa : « Ok, qu’est-ce qu’il ne va pas ? Tu vas me larguer, c’est ça ?? »

Léa rigole de sa blague et lui reste impassible. En voyant sa tête, elle arrête de rigoler.

Ben : « Bon, c’est pas facile à dire donc tu m’interromps pas ok ? »

Léa : « Pas mon genre »

Ben la regarde blasé.

Léa : « Pardon, vas-y. Même si j’ai peur de ce qui va suivre mais vas-y »

Ben : « Nous deux, ça marche plus. J‘arrive plus à te comprendre. T’es beaucoup trop compliquée pour moi. Tous tes complexes là, c’est plus possible »

Léa (surprise) : « Quoi ? Mais je suis la fille la plus équilibrée de la planète »

Ben : « Par exemple, ta manie de te dénigrer en permanence, c’est fatiguant »

Le côté de Léa, le dénigrement, se matérialise à côté d’elle. Léa sursaute. Ben continue de parler.

Le dénigrement : « Bah oui, on est moche, on fait rien de notre vie, on est d’une nullité ultime »

Léa le regarde et après, elle regarde autour d’elle.

Le dénigrement : « Pas la peine de regarder tout autour de toi, je suis bien là »

Léa commence à dire une phrase. Le dénigrement la coupe.

Le dénigrement : « Et non, ce n’est pas dans ta tête »

Léa : « Ok d’accord. Alors explique-moi pourquoi il n’a pas tort »

Le dénigrement : « Ah non, non, tu te démmerdes, j’suis pas là pour ça. De toute façon, y’en a d’autres qui vont débarquer »

Léa : « Quoi ??? »

Le dénigrement disparait. Léa se retourne vers Ben.

Ben : « Et puis ce truc de toujours dire que t’es désolée dès que quelque chose ne va pas, c’est hyper soûlant »

Le côté « politesse » de Léa apparait.

La politesse : « Alors je suis désolée mais il a vraiment pas tort. Une fois de plus. (Petit temps de silence) Désolée »

Léa : « Ah oui effectivement, c’est très chiant »

La politesse disparait.

Ben : « Et le truc le plus insupportable, c’est ta putain d’ironie. Dès qu’on parle un peu de sujets sérieux ou quand j’te fais des compliments, tu les prends à la rigolade »

Le côté « ironie » de Léa débarque.

L’ironie (à Léa) : « Salut ! »

Ben : « Par exemple, quand j’te dis t’es belle, tu me réponds »

L’ironie : « Toi aussi, t’es belle »

Léa regarde l’ironie avec un regard d’incompréhension.

Ben : « Ou quand je te dis que t’es une personne géniale, tu me réponds »

L’ironie : « Ça, c’est un peu évident »

Léa refait le même regard que tout à l’heure.

L’ironie : « Me regardes pas comme ça. C’est toi qui as dit tout ça »

L’ironie disparait.

Ben : « Tu comprends qu’avec tout ça, je peux pas continuer. Je peux pas continuer avec une fille comme ça »

Ben continue de parler. Un grand brouha se forme autour de Léa. Ce sont tous ses complexes qui parlent en même temps. Léa stoppe tout.

Léa (à ses complexes) : « Oh vos gueules »

Elle jette son verra sur le visage de Ben.

Léa : « La file complexée te dit merde »

Tous ses complexes applaudissent. On entend des « Bien joué » et des « Bien fait pour sa gueule ». Léa sort du bar. Au moment d’ouvrir la porte, il y a une sorte de vortex temporel qui surgit et on retourne à la réalité.

Ben : « Tu comprends qu’avec tout ça, je peux pas continuer. Je peux pas continuer avec une fille comme ça »

Re-brouha général sauf que là, dans la réalité, Léa ne fait rien. On voit Ben sortir du bar et laisse Léa toute seule avec tous ses complexes à ses côtés. Ses complexes se regardent un peu gênées.

Le dénigrement : « Qu’est-ce qu’on fait ? »

La politesse : « C’est de ma faute tout ça, je suis désolée »

L’ironie : « Non sérieux, Poli, ta gueule. On se calme, on réfléchit et on appelle la séduction comme ça, elle va carburer aux plans cul pour oublier l’autre con »

Le dénigrement : « Avec sa tronche, elle peut avoir des plans cul ? Pourquoi je suis toujours la dernière au courant ?? »

Léa se retourne pour les regarder.

L’ironie (aux autres) : « Chut, chut, elle regarde vers nous, elle regarde vers nous »

Léa se lève pour sortir du bar.

Le dénigrement (en parlant à l’ironie) : « Tu crois qu’elle nous a entendu ? »

9 février 2014

Pendant dans ce temps-là, dans un endroit un peu spécial

Situation : Une équipe de télé suit une équipe dans un hôpital psychiatrique (un peu à la The Office. Donc l’équipe parle directement aux gens ou à la caméra mais on entend jamais l’équipe de tournage) où une nouvelle section a été créée. Cette section regroupe des gens qui n’ont pas eu de marques d’affection (que ce soit physiques ou par des mots) depuis longtemps et qui sont devenus fous.

 

Chef de la section (qui accueille l’équipe et leur explique la section et son fonctionnement tout en marchant) : « Bonjour. Bienvenue dans notre toute nouvelle section de notre hôpital psychiatrique. On a remarqué qu’il y a de plus en plus de personnes qui souffrent d’un manque affectif. Ce manque est souvent la cause de la solitude, d’un manque de confiance en soi etc (ils arrêtent de marcher et une patiente se tient derrière le chef de service) donc nos équipes leur apportent leur soutien et les aident à ne plus souffrir »

1ère patiente (qui est complètement stone) : « Bonjour monsieur »

Chef de la section (qui sursaute) : « Put… Bonjour Marjorie. Dis donc, je vous ai dit qu’il ne fallait plus du tout faire ça hein, me suivre, me faire peur etc. Il ne faut plus »

1ère patiente (pendant qu’elle parle, elle essaye de le toucher du bout des doigts, elle effleure) etc.): « Pardon. Je ne le referais plus. Promis »

Chef de la section (qui essaye de se dégager)  « D’accord, très bien. Mais dis donc, c’est pas l’heure de votre réunion des Lonely Hearts Club ? »

1ère patiente : « Ah oui. C’est vrai. Au revoir »

Chef de la section : « Au revoir Marjorie. (Elle s’en va. Quelques secondes de silence) Ils ne sont pas tous comme ça hein. Malheureusement, il y a des effets à ce manque d’affection qui dure depuis longtemps. Par exemple, si vous donnez juste une tape dans le dos à une personne qui souffre de ce manque, la personne peut s’accrocher à vous car elle pensera que vous l’aimez, que vous l’appréciez. (Le chef de section se rend compte que c’est ce qu’il se passe avec Marjorie) On va continuer la visite. (Ils reprennent leur marche et croisent un des docteurs) Ah voilà un des membres de l’équipe, notre psychologue, le docteur Dupuy. Parlez-leur de votre travail »

Docteur Dupuy : « Oui, bien sûr. Je suis là pour les écouter car je pense que l’écoute est primordiale pour comprendre d’où vient le manque. Et c’est en sachant d’où il vient qu’on peut l’éradiquer »

Chef de la section : « Parlez du travail remarquable que vous avez fait avec un patient récemment »

Docteur Dupuy : « Oh mais c’est rien du tout. J’ai eu plusieurs séances avec un patient et en parlant avec lui, en creusant au fond de lui ce qu’il le rongeait, je me suis aperçu qu’il fallait que ce patient aille, comment dire sans être grivois, qu’il aille chercher ce manque d’affection dans le sexe »

Chef de la section : « Ce n’est pas la méthode la plus conventionnelle mais elle peut être efficace »

Docteur Dupuy : « Oui, c’est vrai. Mais souvent, nous ne pensons pas à la solution la plus évidente et la plus simple »

2ème patient (il passe derrière eux en courant et en hurlant) : « FAUT QUE JE BAISE. FAUT QUE JE BAISE PUTAN !!! (Il court derrière les infirmières, il essaye de les choper).

Docteur Dupuy : « Je vais y aller (Il s’en va) »

Chef de la section (un peu gêné) : « Oui, il y a encore du travail à effectuer. Tout ne se règle pas en quelques sessions, c’est un long travail. Si on avançait ? »

L’équipe de tournage et le chef de section avancent dans les locaux et arrivent devant une salle.

Chef de la section : « Ah il y a une session en cours de la réunion des Lonely Hearts Club dont je parlais tout à l’heure. Venez, on va voir comment ça se passe »

Ils entrent dans la pièce et le chef parle tout bas.

Chef de la section : « Là-bas, nous avons Charlotte qui préside cette réunion. Elle est aussi passée par-là donc elle est tout à fait capable à les comprendre et à les aider »

Petit bout de la réunion.

Charlotte : « Donc si quelqu’un vous bouscule sans faire exprès ou si on vous donne une p’tite tape dans le dos amicale, qu’est-ce que vous devez faire ? »

Tous ensemble : « Je ne dois pas me monter la tête et penser que la personne est tout à moi sinon je vais tomber de haut et rentrer dans une spirale négative. Ce qui n’est pas bien pour moi »

Chef de la section (en chuchotant) : « On va y aller »

Ils sortent de la salle et retournent vers l‘endroit où ils étaient tout à l’heure.

Chef de la section : « Bon, je crois que nous avons fait le tour. Merci d’être venu faire un reportage sur ce nouvel endroit. En tout cas, la chose à retenir et là, je parle aux personnes qui seraient en manque d’affection chez eux : Vous n’êtes pas seuls. Regardez bien autour de vous et je peux vous assurer que vous avez quelqu’un dans votre entourage qui vous aime et qui vous apprécie vraiment. (Silence) Sinon venez chez nous »

2ème patient : « FAUT QUE JE BAISE. FAUT QUE JE BAISEEEE »

La caméra se tourne vers le chef de la section. Il la regarde. Il s’en va.

26 novembre 2013

Le Visiteur du Futur

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(Image prise sur le facebook officiel du Visiteur du Futur)

 

Pour ceux qui ne connaissent pas, replaçons le contexte : Le Visiteur du Futur est une websérie apparue en 2009 qui met en scène Raph, « un jeune homme dont le quotidien se trouve bouleversé par l’apparition d’un étrange « visiteur du futur » qui cherche à empêcher la fin du monde » (descriptif de la saison 1 présent sur le coffret DVD).

Le 1er épisode de la saison 1 sortait sur le net en 2009. Le 1er épisode de la saison 4 sortira le 19 Janvier 2014. 4 saisons déjà et autant d’évolutions qu’une ado qui change sa photo de profil sur Facebook (Quoi ? La comparaison est pourrie ? Oui, c’est vrai. Mais j’ai trouvé que ça). Cette comparaison un peu maladroite veut juste dire que je n’ai jamais vu une série évoluer autant en quelques saisons. Il faut savoir qu’au début, il ne devait y avoir que 3 épisodes (qui correspondent aux 3 premiers épisodes de la saison 1). Et c’est grâce aux retours positifs des internautes que la saison 1 a continué. On a commencé à avoir une intrigue, des enjeux, une histoire passionnante à suivre. Et pour moi, la grande force de François Descraques est qu’il n’a jamais cessé de faire évoluer sa série, de trouver des intrigues pour nous surprendre, de ne jamais nous donner ce qu’on attend et aussi de faire évoluer l’esthétisme, de toujours upgrader l’image au fil des saisons 1, 2 et 3.

Justement, en parlant de l’image, elle fait partie de l’évolution de la série parce qu’il faut savoir que la saison 1 a été complètement filmée à l’arrache avec les moyens qu’avaient François Descraques à disposition. Et au fur et à mesure, l’image et les effets spéciaux deviennent de plus en plus importants et spectaculaires car sans ce souci du détail au niveau de l’esthétisme en général, on ne serait pas autant scotché devant notre écran. Mais ce n’est pas le plus important en fait. Ce qui nous cloue sur place quand on regarde un épisode du VDF, ce sont les acteurs, comment ils incarnent magnifiquement bien leurs personnages servis par les dialogues excellents et tellement drôles de François. On s’attache à leurs personnages en suivant leurs aventures, on est content ou on est triste quand ils leur arrivent quelque chose. Ce lien avec un personnage fictif me fascinera toujours d’ailleurs mais ça, c’est un autre débat.

J’ai vraiment envie de parler d’un des acteurs en particulier (même si je les trouve tous géniaux, ils m’ont tous surpris au fur et à mesure des saisons, des épisodes) : Florent Dorin. C’est celui qui m’a mis le plus sur le cul. Il est juste super talentueux et je ne pourrais même pas expliquer pourquoi. Il arrive à nous faire passer des émotions à travers un écran. Quand je dis ça, je pense tout particulièrement à la toute dernière scène de la saison 3. Revoyez la scène et vous verrez que j’ai raison. En tout cas, gardez ce nom en tête parce que je pense qu’on va en entendre parler dans les années à venir.

L’univers que développe François, le jeu des acteurs, les dialogues drôles et cultes, tout ça mélangé fait qu’on s’attache à cette série. Mais il y a ce p’tit truc en plus qui fait que je me suis vraiment attachée au Visiteur du Futur : c’est cette ambiance, cette cohésion qu’il y a dans l’équipe. Ils sont ensemble pour nous en mettre plein les yeux et pour créer la meilleure saison possible (d’ailleurs, je trouve qu’il y a cette similitude avec Hero Corp).

Cela montre à quel point on peut faire des grandes choses avec pas beaucoup de moyens et même quand les moyens sont là, l’équipe passe avant tout. Et on est vraiment chanceux d’avoir des talents comme ça en France qui nous servent quelque chose de différent, qu’on ne voit pas à la télévision.

En tout cas, voilà, j’ai essayé de vous expliquer pourquoi j’aime autant cette série et j’vous invite vraiment à aller découvrir la série sur Internet. Vous trouverez tous les épisodes sur le site http://www.levisiteurdufutur.com/ et vous verrez tout le génie de cette série et de cette équipe.

16 novembre 2013

Une journée dans une société

Une journée avec la société de bonnes actions, la société « tu vas pas bien, nos gars te montrent le chemin »

9H – réunion

Patron : « Alors, faisons un topo d’hier avant d’attaquer la journée d’aujourd’hui. Alors, nos gars ont sauvé combien de personnes ? »

Employé 1 : « Euh, zéro »

Patron : « Sérieusement ? Donc on bosse avec une bande d’incapables, c’est bon à savoir. Et combien de « bonnes actions » veulent s’en sortir après avoir discuté avec nos gars ? Me dites pas zéro s’il vous plaît »

Employé 2 : « On n’a pas encore les chiffres exacts mais y’en a. On le sait. Enfin on pense »

Patron : « Booooonnn. Alors aujourd’hui, je veux qu’il y ait des dossiers de bouclés, en bien ou en mal mais je vous avouerais qu’en bien, ça serait mieux. On commence à avoir une sale réput’ en ville. Allez au boulot »

10H – Tout le monde est en plein boulot

Bureau des dossiers en cours

Employé 1 : « Alors, dossier n°140565 »

Employé 3 : « Oh noon pas celui-là »

Employé 1 : « Quoi encore ??? »

Employé 3 : « Mais non mais on peut rien faire avec elle. Un jour, elle va bien. Un jour, elle ne va pas bien. Un jour, elle pète le feu. Un autre jour, elle a envie de mourir. Ça suffit quoi »

Employé 1 : « C’est pour ça que j’ai convoqué notre gars qui s’occupe d’elle pour comprendre et pour voir ce qu’il faut faire pour qu’elle aille bien définitivement »

Employé 3 : « Mouais. Il a encore chié dans la colle lui. Hé on peut jouer au « good cop / bad cop » ?? »

Employé 1 : « Non »

Employé 3 : « Ok. (après quelques secondes de silence) rabat-joie »

Le téléphone sonne.

Employé 1 : « Allo ? Oui faites-le entrer (raccroche). Bon notre gars arrive. T’es sympa hein »

Employé 3 : « Oui oui, je serais sympa, t'inquiète ! Je lui défonce sa gueule 5 minutes, mais après j'serai sympa »

Leur gars (Julien) rentre dans le bureau.

Employé 1 : « Bonjour Julien, vas y assis-toi. Tu connais mon collègue ? »

Employé 3 (blasé) : « Salut »

Employé 1 : « Fais pas attention, il est un peu bougon. Alors Julien, on t’a fait venir parce qu’on a un problème avec le dossier n°140565 »

Julien : « Ouais alors, j’vous préviens tout de suite, c’est pas de ma faute »

Employé 3 (qui s’énerve et qui lui crie dessus) : « Quoi, c’est pas de ta faute ?? Tu te fous de notre gueule. On t’a attribué cette fille là parce qu’on te faisait confiance petit sac à merde, on pensait que t’étais le plus qualifié pour le faire parce que t’étais comme elle avant. Mais nooooooon, môssieur préfère faire la bringue et coucher avec plein de putes saloooooppp!!!!!!! »

Malaise dans la pièce.

Employé 3 : « Voilà, je voulais t’engueuler une fois, c’est fait. On peut continuer »

Employé 1 : « Euh oookkk. Pour traduire ce qu’a dit mon collègue avec plus de tact et de sympathie (il regarde son collègue avec incompréhension), on trouve que t’as pas trop aidé cette pauvre fille. Elle est pas du tout constante, faut qu’elle aille bien une bonne fois pour toute »

Silence. Julien regarde l’employé 3 avec un peu de peur dans les yeux.

Employé 3 : « Non mais tu peux parler, je vais plus t’engueuler, promis »

Julien : « Non mais voilà, c’est un peu compliqué en ce moment. Je sais plus quoi faire, j’ai plus d’idées et puis c’est tout »

Employé 3 : « J’ai vraiment envie de te péter la gueule »

Employé 1 : « Mais t’arrêtes ouais »

Employé 3 : « Ok, ok »

Employé 1 : « Bon Julien, je te propose quelque chose. Tu t’occupes encore d’elle pendant quelques semaines et s’il n’y a pas d’évolutions, on file le doss’ à quelqu’un d’autre. Ok ? »

Julien : « Ok d’accord. Je peux y aller ? »

Employé 1 : « Oui bien sûr. Bonne journée »

Julien s’en va.

Employé 1 : « Enfin bonne journée. Là, il va passer une journée de merde vu comment tu l’as traumatisé »

Employé 3 : « Bien fait pour sa p’tite gueule de con »

Employé 1 : « Ça t’a rendu insensible ce boulot, c’est dingue »

Entre 12H et 14H – Pause déjeuner

On voit 2 personnes qui déjeunent ensemble.

Employé 2 : « T’as remarqué qu’en ce moment, c’est un peu n’importe quoi dans la société ? »

Employé 4 : « Genre ? »

Employé 2 : « Bah j’sais pas. Les gars font à peu près bien le boulot mais toutes les « bonnes actions », on dirait qu’elles ne veulent pas s’en sortir. Genre, elles se complaignent dans leurs merdes quoi »

Employé 4 : « Ouais, c’est pas faux. Bah c’est à nous de redoubler d’efforts pour trouver les bons gars. L’humanité a encore des bonnes personnes avec des intentions pures, j’en suis sûre »

Employé 2 (se met à rigoler et s’arrête) : « T’es ironique là ? »

Employé 4 : « Non »

Employé 2 : « Ah ok au temps pour moi »

Employé 5 : « LES GARS , LES GARS ! On a un problème. On a un code rose sur le dossier n°186120, elle est en train de tomber amoureuse de notre gars. On doit faire quelque chose. »

Silence.

Employé 5 : « Non j’déconne, on s’en fout et puis vous imaginez le bordel (il dit ça en rigolant et reprend son sérieux). On mange quoi ? »

Tout le monde reprend de bosser à 14H. Une après-midi normale où les employés traitent des dossiers, où des employés forment les gars à aider les bonnes actions.

15H – Réunion d’information

Employé 5 : « C’est bon tout le monde est là ? Très bien. On va commencer notre réunion d’information. Donc le sujet d’aujourd’hui c’est comment aider la bonne action ? Déjà, commencez par gagner sa confiance. Partagez des choses personnelles. La bonne action se sentira en confiance et commencera à aller mieux car elle se dira qu’elle n’est pas la seule à se sentir comme ça. Non mais notez les gars, après vous allez faire n’importe quoi.

Après, deuxième étape, entretenez cette confiance. Il ne faut pas qu’elle se sente délaisser, surtout pas. Une chose importante, c’est toujours la bonne action qui vous quitte, ce n’est jamais vous. Dès qu’elle se sentira mieux, la bonne action partira car elle n’aura plus besoin de vous et c’est là qu’on saura si notre société est utile ou pas. Alors faites pas les cons (dit-il d’un ton menaçant). 

Y’a pas de questions ? Aaaah oui, j’ai oublié le truc le plus important : NE LUI DITES JAMAIS QUE C’EST UNE BONNE ACTION. Ça serait le truc le plus con à faire, j’vous le dis. Pourquoi Kévin ?  Pourquoi ? Non mais tu me demandes vraiment pourquoi ? Vous êtes cons ou ? Parce que si elle se rend compte que ce n’est qu’une bonne action, elle ne vous fera plus confiance et deviendra une personne qui ne croira plus en l’humanité blablabla, tout le classique de la dépressive chiante et ça deviendra un dossier raté, RATÉ ! Ça te va comme réponse ?

Booon, qui veut nous rejoindre ? » 

17H – C’est l’heure de quitter le bureau et demain est un autre jour dans la société « tu vas pas bien, nos gars te montrent le chemin »

Je tiens à dire merci à ma copine que je kiffe grave Elsa parce qu'elle m'a aidé à changer des p'tites trucs et à rendre ce texte meilleur (c'est beau ce que je dis)

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10 novembre 2013

Quelque part sur Terre, dans un cerveau humain

La conscience convoque tout le monde car le corps dans lequel ils sont est tombé amoureux.

Starring : 

La conscience (qui mène la discussion)

L’aigrie (qui répète tout le temps « connerie » et qui fait tout le temps la gueule)

La romantique (qui croit en l’amour)

La confiance en soi (qui ne peut pas le faire, qui n’y arrivera jamais, un peu dépressive sur les bords)

L’ironie (qui se fout de la gueule de son propre corps)

 

Conscience : « Alors si je vous ai fait venir ici, ce soir »

Aigrie (qui fait la gueule) : « Il est 6H, on est le matin »

Conscience : « Oui bah c’est le seul créneau où elle est complètement endormie et où on peut parler tranquille. Y’a toujours un truc qui gêne sinon»

Ironie : « Hé pourquoi tu me regardes ?? »

Conscience : « Dès qu’elle est éveillée, tu fais toujours des remarques de merde. On peut pas discuter sérieusement »

Ironie : « Hé c’est pas de ma faute, j’étais pas là moi à la base. C’est elle qui m’a fait venir, j’ai rien demandé »

Conscience : « Bon certes. Alors le sujet du jour : Elle est tombée amoureuse voilà »

Ironie : « Encore ???? Rooh j’me casse. Ça va être trop dur pour moi »

Romantique (qui sautille partout et frappe dans ses mains): « Choueeeetttteee »

Aigrie : « Moi aussi, j’me casse, ses histoires de cœur, j’en ai rien à péter et je vais pas tenir à côté de la folle »

Romantique : « C’est Romantique. Folle n’était pas invitée »

Aigrie : « C’est pareil »

Conscience : « TOUT LE MONDE RESTE !! (Silence) Bon. Alors la situation est un peu particulière parce qu’elle ne voulait pas tomber amoureuse, ça lui ait tombé dessus »

Aigrie : « Connerie »

Conscience (qui ignore le commentaire d’Aigrie) : « Et il faut savoir aussi qu’elle est assez proche du mec en question, qu’ils s’entendent et se comprennent très bien. Et la situation est un peu pressée parce qu'elle est pas loin de nous péter un fusible, c’est pour ça que j’vous ai convoqué pour cette réunion d’urgence »

Ironie (qui se marre à moitié) : « Non mais sérieux, il vaut mieux que je parte, ça vaut mieux pour tout le monde. J’ai trop de vannes qui me viennent, je vais encore me foutre de sa gueule »

Conscience : « Ouais allez, casses-toi »

Ironie se casse.

Romantique : «  Mais faut trop qu’ils soient ensemble. Je le sens, ils sont trop faits l’un pour l’autre. Il faut qu’on fasse quelque chose »

Aigrie : « Connerie »

Confiance en soi (à moitié dépressive) : « Euuuuh, qu’est-ce que je fais là ?? »

Conscience : « Bah on a besoin de toi, t’es le pilier de cette opération Confi »

Confiance en soi : « On va arrêter avec ce surnom, ça m’encourage pas du tout. Et je peux pas être le piller, je ne saurais pas quoi dire, quoi faire, j’vais avoir des bouchées de chaleur, je vais devenir toute rouge, je vais bafouiller, je vais faire des vannes de merde, je vais faire mon rire de super gênée, je vais »

Ironie (qui revient en courant) : « Ouais, tu seras toi-même quoi »

Confiance en soi le regarde avec les larmes aux yeux.

Conscience : « T’avais pas dit que tu te barrais toi ?? »

Ironie « Ouais mais là, c’était trop tentant »

Romantique : « Mais l’écoutes pas Confi, Confiance. Tu vas y arriver, je serais là pour te guider »

Ironie « T’es dans la merde quoi (rigole de sa connerie) »

Conscience : « Non sérieusement, casses toi pour de vrai »

Ironie : « Rooooh ça va, si on peut plus déconner » (se casse)

Conscience : « Bieeennn. Maintenant, il faut trouver un plan simple, pour qu’elle puisse enfin lui avouer ce qu’elle ressent avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle est encore des regrets. Et perso, je ne peux pas voir Regret ici, il fout toujours la merde. Alors maintenant, idées »

Silence

Romantique : « Oh, on pourrait demander à Cupi de faire quelque chose »

Ironie : « T’as envie de faire confiance à un ange en culotte courte qui a des flèches pointues ? On dit que c’est l’ange de l’amour, perso j’trouve que c’est un ange psychopathe »

Romantique : « Elle était pas censée être partie la relou ? »

Ironie : « Hééé non ! Vous n’avez toujours pas compris que je serais là tout le temps ? »

Conscience : « Non, on s’est toujours pas fait à l’idée. Bon allez il nous faut des idées là »

Silence

Aigrie (blasée) : « Mais qu’elle lui annonce clairement. On sera débarrassé comme ça »

Confiance en soi : « Ah non, non, c’est pas possible, je peux pas le faire »

Ironie : « En gros, tu peux rien faire ? »

Confiance en soi : « Si, j’peux faire des trucs (Confiance cherche) »

Ironie : « Voilààààà »

Conscience : « On s’éloigne du sujet là les gars. Et par rapport à ce que tu dis Aigrie, ça va être trop compliqué. Après, elle va se retourner le cerveau, on va tous malade et qui c’est qui a nettoyé le vomi la dernière fois ? C’est bibi alors non. Personne n’a une bonne idée ? »

Tout le monde se regarde et secoue la tête

Conscience : « Bon je vais être obligée de trouver une idée. Encore. Je pense qu’il faut qu’elle lui fasse comprendre. Donc on va mettre tout le monde sur le coup. Ironie, tu feras équipe avec Folle comme ça, ton humour passera mieux »

Ironie : « C’est moche de me punir en faisant ça mais ok »

Conscience : « Bah oui, c’est comme ça. Romantique, tu seras là pour guider Confiance, pour la supporter moralement et il ne faut surtout pas qu’elle s’approche d’Ironie et d’Aigrie »

Ironie : « Genre c’est de notre faute si ça foire, super »

Romantique : « Bien chef »

Aigrie : « Suce boules »

Conscience : « Bien, tout le monde sait ce qu’il a à faire alors go ! »

Conscience s’en va. Romantique prend Confiance avec elle. Il reste Ironie et Aigrie.

Ironie : « J’ai tellement pas envie de faire équipe avec Folle, elle me tape sur le système »

Aigrie : « Perso, je vais retourner pioncer et regarder tout ça en gerbant »

Ironie : « Toi, tu sais remonter le moral des potes »

Ironie et Aigrie s’en vont.

9 septembre 2012

Une défense un peu surprenante (Mystérieux, n’est-ce pas ?)

Situation : Une avocate vient défendre un client.

 « Monsieur le juge, mesdames et messieurs les jurés, je suis là pour prendre la défense d’une personne souvent opprimée, souvent moquée, souvent insultée et je ne peux pas laisser passer cette injustice. Je parle, bien entendu, de la SNCF. Oui car je trouve ces attaques des usagers complètement injustifiées. La SNCF est là pour vous rendre la vie plus douce.

Par exemple, quand le train est en retard, à quai, et qu’il va enfin démarrer, le contrôleur essaye de vous remonter le moral et de vous faire oublier l’attente en ambiançant un peu les wagons. (Imitation d’une voix de DJ) ‘Bonsoir mesdames et messieurs. Bienvenue dans le TER n°8546 en direction d’Amiiiieeennss. Il desservira les gares de Creiiiiilll (Passagers : Woooouuuhh), de Clermooooonnnt de l’Oise (Woooouuuhh) et de Saint Just en Chausséééééé (Woooouuuhh). Attention à la marche en descendant du traaaaiiiinn. Bonne soirée’. Et je suis sûre que tout le monde a envie de répondre ‘Bonne soireé, woooooouuuhhhh’. Ce geste là de ce contrôleur est un acte courageux et montre clairement l’envie de vous faire sentir mieux dans le train.

Aussi, on ne peut pas passer à côté de la mauvaise volonté chez l’usager, qui ne montre pas d’efforts face à la SNCF. Pourquoi flipper dès que votre train, quand il s’arrête à un quai, ne redémarre pas tout de suite. Pourtant, on vous l’a dit, quand le train est parti au début, qu’il s’arrêterait là, là, là, là etc etc. Non etc etc, ce n’est pas le nom d’une ville. Mais non, vous êtes dans un état de flippe intense. Et après, bien sûr, vous commencez à gueuler parce que personne ne vous dit rien. Mais vous ne pouvez pas nier qu’on vous avait prévenu.

On parle aussi souvent qu’il y a des problèmes dans certains trains. Alors oui, le fait qu’il s’arrête en pleine voie n’est pas tout à fait, tout à fait normal mais prenez le côté positif de la chose, vous pouvez voir un peu le paysage. Tout va si vite maintenant que ça fait du bien de se poser un peu au milieu de la nature.

Un autre point important, vous pestiférez toujours que la SNCF est en retard ‘Roooh putain, toujours en retard ces cons de la SNCF’. Mais ce que vous ne comprenez pas, c’est qu’ils font exprès d’être en retard, pour vous. Je pense notamment aux lycéens qui prennent le train pour aller en cours qui, dès qu’on leur annonce que leur train est en retard, ont tous dit dans leurs têtes un gros ‘OUAAAAIIIIISS !’. Je pense aussi aux personnes, qui n’aiment pas leurs boulots, qui sont surement contents au fond d’eux que leurs trains soient en retard.

Et bien sûr, la SNCF a bon dos car elle vous sert souvent d’excuses. Et pourtant, elle ne vous en tient pas rigueur et continue à vos prodiguer ses services. Donc vous devrez être plus clément avec la SNCF car elle vous sauve plusieurs fois la vie. (Attendre quelques secondes) Ou vous la reprend.

(Son téléphone vibre) Excusez-moi. Oui allô ? Ouais salut, comment ça va ? Ça va, ça va bien, je suis en pleine audience là. Mais non, tu ne me déranges, l’affaire est pliée, j’ai des grandes chances de la gagner. Ouais, c’est cool. Alors pourquoi tu m’appelles ? Ouais, je dois partir en vacances dans quelques jours ouais, qu’est-ce qu’il se passe ? (Au téléphone, on lui dit qu’il y aura des grèves à la SNCF et donc, elle tire la tronche) D’accord, ok, ouais. Ouais, ouais, ouais. Bon on s’rappelle plus tard ? Ok, bisous’ (Attendre quelques secondes. Elle essaye de garder son calme) Je retire tout ce que j’ai dit, la SNCF, c’est de la meeeerrrddddeee. Putain de grève à la con !!!! Vous savez quoi ? Je vous rejoins les usages (Elle enlève sa robe d’avocat) et je poursuis cette SNCF de merde !!! Bande d’enculés, ils viennent de me niquer mes seules vacances de l’année, ça va pas se passer comme ça (Elle part énerver et n’arrête pas de dire des insultes). »

Texte un peu court je pense mais j'avais pas envie d'en faire des tonnes. Et aussi parce que j'ai trouvé que ça à dire de nouveau (je pense) sur la SNCF. Et ne me demandez pas pourquoi j'ai écrit un truc dessus, je ne le sais pas moi-même.

27 août 2012

La cérémonie de clôture des JO

Ce texte a été écrit dans le cadre de On n'demande qu'à en rigoler (Concept que je vous ai expliqué dans le texte précédent). Bon, il n'a pas rencontré l'emballement dans le jury (Elle est française ma phrase? J'ai un doute) mais moi, je l'aime bien. J'aime bien écrire des trucs qui vont dans tous les sens, j'trouve ça drôle à écrire les trucs comme ça. Donc voilà, je tiens à dire que je respecte tous les avis et j'accepte la critique mais voilà, j'l'aime bien moi =) Aux autres (C'est à dire vous qui lisez) d'en juger maintenant!

Situation : Une équipe télé française fait un documentaire sur la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques. Ils vont suivre la personne qui organise ça.

(Arrivée comme une trombe avec un bloc-notes et un casque)
« Guys, guys, guys ! That’s not ok at all. We said what on those lights? We said no because there are ugly and not in the spirit of the JO. (Attendre un peu, faire genre je parle au public) Ouais, j’parle bien Anglais. Ah c’est vous les personnes qui vont faire un docu sur la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques ? Et vous êtes français ? Ah mais c’est génial, je parle très bien français. Oui je suis anglaise, et alors ? On est dans un sketch, je peux être la nationalité que je veux. Allemande (Dire quelques mots d’allemand avec un accent approximatif), Suédoise (Pareil que pour l’allemand), Espagnole (Pareil que l’allemand et le suédois) etc etc. On peut faire ça à l’infini. C’est la magie du sketch. Vous n’existez pas vous, vous le savez ça ? Noooonnnn, vous êtes dans ma tête. Eeeehh oui. C’est fou la vie. Et je vais peut-être commencer mon sketch, ça serait bien.


Allez !! Alors, ce qu’on va faire, vous vous mettez sur le côté et vous ne parlez pas. Vous me laissez faire mon boulot tranquillement. Voilà, allez, sur le côté, zou, allez (Avec mon regard, faire comme si je suivais l’équipe TV aller sur le côté). Eh bah enfin. Bref, les gars, on s’active, on s’active, la cérémonie est bientôt, faut qu’on soit hyper prêt, ok ? Bon Mike, on en est où sur l’install ? (Jouer avec ses cheveux, jouer avec le bloc-notes) Ouais, en fait, tu sais pas. Tu me fais perdre mon temps Mike Olagan. Va falloir changer ton comportement young man. Et ton nom de famille aussi. Mais pour l’instant, mon cerveau n’a rien trouvé de mieux. Bon quelqu’un sait sur ces fucking install’ ? Personne ? Je travaille avec une bande d’incapables, c’est pas possible. Bon peut-être que sur les artistes qui vont chanter à la soirée, on sera peut-être un peu plus fixé. Qui s’occupe de ça déjà ? Ah oui, Kate. Kate ici. Et non ce n’est pas Kate Middleton, enfin Kate Spencer, enfin la duchesse de Cambridge. Je suis peut-être folle mais pas au point de faire travailler la duchesse de Cambridge pour moi. Eeeeh, j’aurais pu le faire. Pardon. Alors Kate, on a qui déjà ? Spice Girls, je le savais. Muse, je le savais aussi. The Who, les One Direction, les chansons des Beatles de John Lennon (Acquiescer). Oui, ok mais je le savais tout ça. Tu ne m’apprends rien là.

Anyway, bon on en est où au niveau des répéts ? Ah les Spice Girls sont en train de répéter maintenant ? (Regarder sur son bloc-notes) Je n’étais pas au courant, soit. Bah on y va ? (Faire quelques pas) On y est déjà, génial. Alors, woh. (Faire comme si j’essayais de bien regarder ce que je vois) Elles ont morflés quand même. Sauf Victoria Beckam, c’est bizarre. Bah en fait, au niveau des install’ on est bon ? Bah ouais (Avoir un rire nerveux et après, expirer, inspirer tout en disant la phrase qui va arriver) Ne pas s’énerver, ne pas s’énerver. Mike aura juste un p’tit accident dans les escaliers, Mike aura juste un p’tit accident dans les escaliers. C’est moi ou ça chante faux ? Je vais bientôt saigner des tympans je crois. Ce qu’on va faire, c’est qu’on va en faire chanter 2 très forts et les autres chanteront en playback. Alors on va faire chanter Mel B et Mel C et les autres, Geri, Victoria et Emma playback. Je n’aurais jamais cru dire ça un jour même dans mes rêves les plus fous. Et qu’on arrête leurs répéts là parce que j’en peux plus, comme ça là (Faire comme si j’avais la grosse tête avec mes mains).

Allez, on va en coulisses. (Refaire quelques pas) C’est allé vite. Les gars, on va se faire une réunion vite fait là, allez, venez. Alors euh, je suis contente. Certes, je gueule beaucoup mais c’est parce que je vous aime. (Attendre un peu) Non, c’est pas vrai mais j’vous apprécie. J’vous supporte quoi. Mais je trouve qu’il faut se dire les choses quand ça va et en ce moment, ça va donc je suis contente. Ah oui, avant que je continue, Mike, viens voir, faut que je te dise un truc important. Allez, viens, approches toi, n’aie pas peur. Alors (Faire comme si je l’avais poussé vers les escaliers, et faire comme si je le regardais tomber). Voilà, ça, c’est fait. (Revenir vers le groupe avec un grand sourire) Là, je suis vraiment contente. Donc maintenant, on a plus que quelques petits détails à régler et on sera prêt. Alors (Attendre quelques secondes) c’était quoi ça ? Oui ce qui vient de passer, c’était quoi ? Oui, j’ai vu Kate que c’était Russel Brand à poil, je ne suis pas idiote non plus. Mais pourquoi il est poil ? Je n’avais pas validé ça moi hein. Alors c’est comme ça? Vous voulez me la faire à l’envers, c’est ça? Et le 1er qui dit ‘That’s what she said’, je le bute. Vous vous êtes tous ligués contre moi, c’est ça ? Pour que cette cérémonie de clôture des JO soit la plus merdique qu’on ait jamais vu, c’est ça ? Et bah, vous savez quoi ? J’EN AI RIEN A FOUTRE DE CETTE CEREMONIE, JE DETESTE LES JO !!!!

Ouais, vous avez entendu ouais. Je travaille pour un truc que je ne peux pas blairer. Je trouve que ça ne sert à rien, qu’il n’y a des sports qui ne devraient même pas être là-dedans. Le trampoline, sérieusement ? La marche à pied. Même si c’est drôle à regarder, c’est aussi un supplice pour les yeux. J’en peux plus de l’or, de l’argent, du bronze. Ça me poursuit même dans mes rêves. Et j’en ai marre de travailler avec des p’tits cons qui ne sont même pas foutus de faire ce que je leur demande alors que c’est moi la cheeeeeffff !!!! Alors maintenant, vous allez faire comme je vous le dis et on va faire une putain de cérémonie de clôture, parce que ça voudra dire que ces putain de JO sont finis. (Voir que l’équipe TV est toujours là et qu’elle a tout filmé) Ah, vous êtes toujours là ? Depuis quand ? Bah oui, depuis le début, je vous ai même accueilli. Vous avez tout filmé ? Tout ? Tout, tout (Faire le mouvement genre je pousse quelqu’un)? Ah, génial. Voilà. (Attendre un p’tit peu) Bon combien pour que vous effaciez ce que vous avez filmé, enfin à partir de la réunion ? (Faire comme si j’étais un peu surprise) Sérieusement ? Ah ouais ? D’accord, oui, je peux vous faire rencontrer les Spice Girls. On y va maintenant ? Ok, donc c’est par là. Ouf, je m’en sors bien là »

7 août 2012

Les peurs (Tin tin tiiiiiiinnnnn)

Eh salut à toi, petit internaute. Je crois que c’est la première fois depuis que j’ai créé ce blog que je vais vous parler directement à vous. D’ailleurs merci beaucoup de lire les trucs drôles (Enfin j’espère que c’est drôle) que j’écris. Mais bon, j’aimerais bien qu’il y ait plus de commentaires en dessous de ces textes quoi, bons ou mauvais (Je trouve que j’ai passé ce p’tit coup de gueule tout en finesse).

Bref, y’a quelques jours, j’ai trouvé sur internet, ouais l’adresse est venu à moi, avec ses p’tites pattes, enfin avec ses binaires tout ça - non je n’ai pas cherché sur google les peurs les plus ridicules. J’ai juste tapé les peurs les plus et le mot ‘ridicules’ est venu tout seul. Donc j’ai trouvé le top 10 des peurs les plus ridicules. Je vais vous en dire quelques-unes parce que je n’ai pas le temps de toutes les dire, même s’il y en a que 10. Donc, dans les peurs les plus ridicules, nous avons le fameux nanopabulophobie. Vous pensez que c’est quoi ? Allez y, participez, je vous promets je vous entends à travers l’écran de l’ordinateur. J’ai cru l’entendre, j’ai cru l’entendre, c’est la peur des nains de jardins mais des nains de jardins en brouette. Donc si le nain n’a pas de brouette, t’es plus nanopabulophobe, t’as autre chose phobe.

Après, nous avons l’anatidaephobie. Pour vous, c’est quoi ? Ah vous ne savez pas hein. Il est super dur celui-là. C’est la peur de savoir qu’un canard vous regarde. Oui, il existe des canards psychopathes, tout le monde le sait. Ça fait même plus flipper que le regard dramatique de la marmotte. J’en ai fait des cauchemars de cette connerie d’ailleurs. Bah non, un canard qui te regardes tu sais pas d’où, tu sais pas pourquoi, ça fait beaucoup plus flipper. Bon, faut que je sois honnête avec vous parce que la relation personne qui écrit à personne qui lit, c’est spécial bla bla bla blaaaaaa, ce n’est pas une vraie peur qui existe. Elle a été inventée par Gary Larson dans son cartoon The Far Side Gallery 4 je crois (Info à vérifier, je ne sais pas si c'est un cartoon mais en tout cas, c'est un truc dessiné). Mais vu qu’elle me faisait vraiment marrer, j’me suis dit qu’il faut que je la mette dedans. Et puis, vous n’irez pas balancer à Gary Larson que j’ai utilisé ce terme-là vu que vous ne le connaissez pas.

Bon, une dernière pour la route parce que c’est drôle mais il ne faut pas trop en abuser. Celle-là, c’est ma préféré, c’est l’agalmatorémaphobie. Alors, c’est quoi ? Vous ne trouverez jamais. Donc c’est la peur que les statues se mettent à parler genre quand vous visitez un musée. Là, je suis personnellement morte de rire, il est génial celui-là. Non mais vous imaginez les statues parlées ? Par exemple, la Vénus de Milo : « Eh les gars, ils sont où mes bras ? Non allé, sans déconner, c’est plus drôle maintenant, ça fait un peu trop longtemps que ça dure ces conneries ». Et le penseur de Rodin : « Je me fais toujours autant chier hein. J’me suis comme ça parce que j’me faisais chier et j’me suis dit tiens, je vais me mettre comme ça mais là, j’me fais toujours chier. Et mettez moi un slip, ça va rétrécir à force. Certes on ne voit rien parce que j’ai ma main devant mais c’est agaçant. Et je vais attraper froid en plus ».

En tout cas, on a tous des peurs cons. Par exemple moi j’ai peur des papillons. Ils me font flipper avec leurs corps là et leurs ailes, grrr. Et les gens ont souvent tendance à oublier qu’avant d’être un papillon, c’était une chenille. C’est dégueulasse. Y’a que la chenille dans Alice au pays des merveilles qui ne me fait pas peur. En même temps, des chenilles qui fument la chicha, on n’en voit pas tous les jours et c’est bien dommage. J’ai aussi peur des oiseaux, des pigeons, toutes ces conneries. Non mais c’est vrai, on peut se blesser avec un pigeon. Quand ils volent en rase-motte (Non, je n’ai pas écrit ce mot dans google pour savoir si je l’avais bien écrit) comme ça, ils passent à 5 cm de ta tête. Bim, commotion cérébrale s’ils te touchent.

Bon, je vais vous laisser et retourner dans mon hôpital psychiatrique, qui est mon lit. Donc je vous souhaite la bonneuh nuit petit internaute (Petite dédicace à des gens que j’aime et qui se reconnaîtront – Phrase mystériiieeeuuusssee).

5 août 2012

La maladresse

Situation : Une personne va se faire virer à cause de sa maladresse.

« Oui, bonjour Mr. Fontenoy, vous avez demandé à me voir ? D’accord, je m’assois. Ouh là, vous avez un air ouuuhhh (Faire un bruit), vous allez virer quelqu’un ? (Rigoler après cette phrase) Moi ? Et je peux savoir pourquoi ? Pour maladresse ? (Être outrée en disant ça) Pour maladresse ? (Dire ça comme si je ne comprenais pas) Pour maladresse ? (Dire ça en étant un peu énervé) Mais la vraie raison, c’est quoi ? Ah c’est vraiment pour maladresse ? Et je peux savoir quand j’ai fait preuve de ‘maladresse’ (Faire les signes des guillemets quand je dis maladresse) ? (Ecouter attentivement ce qu’il dit, faire une tête d’étonnée)

(Patron : « Bah parlons du vase qui est tombé sur les pieds de votre collègue ») Alors déjà, ce n’est pas moi. Non. Non. Non, c’est l’autre con de Louis qui m’a dit ‘Marina, rattrape’ et du coup, je n’ai pas rattrapé et le vase est tombé sur les pieds de Laura. Mais c’était un p’tit vase. Un vasounet. Mais elle a eu les pieds en sang. Et elle n’a pas pu marcher pendant plusieurs mois. Oui, on ne va pas rentrer dans les détails. Mais c’est la faute de Louis parce qu’il le savait que je n’avais pas de réflexes et s’il ne m’avait pas lancé l’agrafeuse, le vase ne serait pas tombé.

(Patron : « Et les cafés qui ont complètement ruiné la moquette dans mon bureau ? ») (Faire comme si j’écoutais le patron) Alors, oui, ça, c’est moi mais c’était un accident, je n’ai pas fait exprès. Bah tomber en s’emmêlant les pieds (Faire des gestes en même temps que je m’explique) avec des cafés dans les mains et me brûler un peu, beaucoup, c’est ne pas faire exprès. Oui, j’ai ruiné une moquette mais on ne va pas rentrer dans les détails.

(Patron : « Et sur les commandes de toner, vous en avez commandé 69 000 quand même. On en a pour des années comme ça ») Oui, sur les commandes de toner, c’est p’têtre un peu ma faute. Mais en fait, on était en train de discuter d’une chose pas très importante avec Laura. Et j’me suis déconcentrée et j’ai fait une p’tite erreur. Non mais ce n’était pas super important comme sujet de conversation. Non mais non, c’était vraiment nul comme conversation. C’était sur la vie sexuelle de Laura, voilà. Donc ça m’a déconcentré. Et j’ai fait donc cette petite erreur (Faire comme si j’écoutais le patron) Oui, j’en ai commandé 69 000 (Bien insister sur le 69) mais bon on ne va pas rentrer dans les ? (Réagir face à la non réaction du patron) Vous ne suivez pas hein.

(Patron : « Bon vous arrêtez de vous moquer de moi et maintenant, vous êtes licencié, vous prenez vos affaires et je ne veux plus vous revoir ») Non mais j’fais comment moi ? J’ai un enfant à nourir, j’ai des besoins, j’suis toute maigre. (Attendre quelques secondes) Non mais j’rigole. Vous n’avez pas reconnu la référence ? Bah non, évidemment que non (Dire cette phrase tout bas). Non mais désolée, c’est nul ce que je dis mais c’est sur le coup de la nouvelle que vous m’annoncez aussi donc je parle, je parle, je parle et je dis des choses nulles, je dis de la merde. Oui voilà, je dis de la merde. Mais je ne sais pas comment réagir à ce genre de nouvelles parce que c’est la 1ère fois que je me fais virer donc forcément, je fais une sorte de vomissement verbal et je dis des choses incompréhensibles, c’est normal. (Faire comme si mon patron me prenait par le bras pour me foutre hors de son bureau) Et le plus drôle, c’est que, c’est que, c’est que vous me faîtes mal un peu quand même. Non mais Mr. Fontenoy, désolée de vous soûler avec mes histoires mais (Faire comme si il me jetait hors de son bureau). Et pour mes indemnités de licenciement, on fait comment ? »

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